16.10.07
Mercredi 17 octobre : café démocrate à l'Imprévu
IN MIP
Afin de poursuivre le débat sur la consultation des militants pour l'investiture des têtes de listes aux élections municipales, nous vous invitons demain, mercredi 17 octobre à partir de 20H pour un Café Démocrate à l'Imprévu, 35 rue Didot, Paris 14ème, Métro Pernety.
Nous vous y attendons nombreux, faites passer le message à vos amis, contacts, sur vos blogs...
12.10.07
Et sans doute encore un de moins...
IN LE BLOG D'ARNAUD LEHMAN
Il y a déjà quelque temps que je le pressentais et disait que cela arriverait sans doute, certains ne voulaient pas me croire mais :
Cavada (UDF-Modem) n'exclut pas d'entrer au gouvernement
AFP - Vendredi 12 octobre, 09h48
PARIS (AFP) - Le député européen Jean-Marie Cavada (UDF-Modem) n'a pas exclu vendredi de rejoindre le gouvernement de Nicolas Sarkozy, tout en précisant qu'il faudrait "voir dans quelles conditions" une telle entrée pourrait avoir lieu.
Alors que son nom a été cité pour être tête de liste UMP aux municipales à Paris, M. Cavada s'est dit, sur Canal+, "plutôt pas" intéressé par une candidature à ce scrutin. "Moi, je suis là où je suis, déjà que j'ai à peine trois ans de vie centriste, j'ai pas envie d'aller me rebaptiser ailleurs".
"Je ne me sens pas réellement l'homme d'une situation municipale", a-t-il ajouté, avouant ne pas avoir "une idée très précise de ce qu'il faut faire dans tel ou tel arrondissement".
M. Cavada a affirmé que "personne ne (lui) a proposé d'intégrer le gouvernement depuis le 2e tour de la présidentielle".
Mais comme on lui demandait s'il était intéressé par un poste ministériel, il a répondu : "Il faut voir un peu dans quelles conditions". "Je ne vais pas changer les options qui m'ont amené vers le centre et notamment le centre-gauche", a-t-il nuancé.
Selon lui, le président Nicolas Sarkozy, "très astucieusement, applique ce que peut-être il avait dans la tête, mais qu'en tout cas" le leader du Modem François Bayrou "avait dit publiquement dans sa campagne". L'eurodéputé a toutefois regretté "une confusion, un élargissement des fonctions, des étiquettes politiques extraordinairement bizarre". "On ne sait plus qui défend quel point de vue, à l'exception probablement de Martin Hirsch qui visiblement n'est pas décidé à bouger, à changer son socle de valeurs, et j'ajoute :
Quid du MoDem alors? Si l'une de nos dernières personnalité un peu médiatique rejoint Sarkozy...
Nous avons un espace pour exister, mais l'hémorragie perpétuelle ne peut que nuire au mouvement, à être toujours dans la reconstruction, que construit on au final?
10.10.07
Service public - Technologies & Libertés
IN ATRAXOSPHERE
A (ré)écouter, ce numéro de Service Public sur France Inter animé par Isabelle Giordano. L'émission de ce matin, intitulée "Surveillés, fichés …quand les objets du quotidien jouent à Big Brother" fait le point sur les dérives et les atteintes aux libertés individuelles générées par les nouvelles technologies, en compagnie de l'excellent Alex Türk (président de la CNIL), de Claude-Marie Vadrot et de Dominique Thouvenin. Malgré quelques clichés et l'impossibilité de traiter à fond tous les sujets (45 minutes d'émission...), le panorama est plutôt complet et les discussions sont très intéressantes. Archive consultable seulement pendant dix jours.
09.10.07
François Bayrou prépare une vaste offensive sur EADS
IN PIERRE GUILLERY.COM
Un billet lu sur exprimeo.fr : je ne sais pas ce que vaut l'info, mais l'idée est bonne et "ressemble bien" au fondateur du MoDem.
François Bayrou tient enfin son dossier de rentrée : Eads. Il entend être à la pointe de la moralisation et s'apprête à tenir des propos très durs sur cette affaire. Persuadé que "le bon peuple" est très sévère pour des comportements de ce type, le leader du MoDem prépare une vaste offensive sur le thème de la moralisation. Pour lui qui entend représenter les "petits" face aux grands groupes d'affaires déjà dénoncés pendant la présidentielle, c'est une opportunité inattendue.
Il est certain que dans de nombreux domaines la démocratie française n'est pas une démocratie moderne - notamment dans les liens qu'elle a accepté de maintenir entre des groupes dépendants de commandes publiques et leurs implications dans le domaine de l'information. La situation française est d'une extrême gravité quand on constate que les grands groupes d'informations dépendent à ce point de la commande publique et que cette dernière peut actionner des relais bancaires collatéraux dans des conditions de ce type.
Si l'opposition est offensive sur ce volet, elle dispose d'une fenêtre de tir d'une importance considérable pour dénoncer une logique de la Vème République ou le pouvoir d'Etat "tient" l'information par des groupes liés à la décision publique. Force est de constater que l'opposition quand elle fut au pouvoir n'a pas réformé ce volet de la Vème République - entend-elle le faire désormais ?
C'est la chance de Bayrou que de montrer qu'il est le seul à porter les "vraies réformes" et les "vraies ruptures" renvoyant l'approche présidentielle à des manoeuvres médiatiques. Les conditions d'un rebond s'ouvrent de façon inespérée...
04.10.07
La cible du MoDem : un « 21-Avril constructif. »
IN GROZBULLES
Nous sommes dans la même situation que le Front National des années 1990 et du début des années 2000.
Comme le FN de l’époque, c’est un discours clairement antisystème qui nous a fait connaître une formidable percée électorale : les 19% de 2007. Comme le FN de l’époque, nous avons un leader incontesté porteur d’un message à contre-courant. Comme le FN de l’époque, nous rassemblons peu à peu les déçus du système, les laissés pour compte, ceux qui ne croient plus au « monopole à deux » UMP-PS. Et comme le FN de l’époque, parce que nous voulons changer les règles du jeu qui verrouillent le système, nous sommes boycottés par ce système : microscopique présence médiatique sans rapport avec notre score de 2007, et duopole UMP-PS qui n’envisage le dialogue avec nous que quand il ne peut pas faire autrement pour gagner telle ou telle élection.
L’analogie ne s’arrête pas là. Comme le FN de l’époque, nous subissons régulièrement des départs de hauts cadres de notre mouvement, qui rejoignent un des partis du duopole par hâte de faire progresser leur carrière politicienne . Comme le FN de l’époque, nous avons acquis une base militante forte et très motivée, mais nous manquons d’une organisation rationalisée de tout notre mouvement. Comme le FN de l’époque, nous manquons en particulier de hauts cadres dont la présence puisse rendre notre mouvement plus stable, et mieux structuré. Et comme le FN de l’époque, notre effort de militantisme, bien que largement enthousiaste, manque de professionnalisme, et manque en particulier d’une culture de la formation des militants.
Il est logique que notre situation soit à ce point comparable à celle du FN des années 90 et du début des années 2000. En effet, le MoDem est, comme lui, un mouvement construit sur le tas, autour du message radical de changement des règles du jeu lancé par un meneur antisystème. Nous rencontrons donc les mêmes problèmes que lui, les mêmes obstacles, et les mêmes désavantages.
Notre différence fondamentale avec le FN de l’époque, c’est que nous construisons une révolte constructive. Si nous sommes dans la même situation politique que lui, idéologiquement en revanche, nous sommes son exact contraire. Nous nous proposons d’organiser et de faire triompher une révolte d’ouverture, et pouvant déboucher sur l’arrivée au pouvoir, alors que lui se proposait d’organiser et de faire triompher une révolte fermée, et débouchant sur une impasse.
Etant dans la même situation que le FN des années 1990 et du début des années 2000, mais avec une idéologie contraire, notre objectif doit donc être d’arriver au même résultat de révolte que lui, mais au nom d’une idéologie contraire. Notre but doit être, au nom d’une révolte d’ouverture, de décrocher la qualification au second tour de l’élection présidentielle, afin de faire sauter le duopole UMP-PS.
Notre objectif permanent, notre cap, doit donc être de provoquer un « 21 avril constructif. »
Thomas Guénolé
Free Burma
02.10.07
De la soumission volontaire
IN HYPOS
Que se passe-t-il en France ? Quel phénomène de masse provoque cette inepte inertie de nos compatriotes face à des mesures qui en d’autres temps les auraient projetés dans la rue, banderoles au point, prêts à bloquer la France ?
D’autres époques, pas si lointaines, virent le Français moins frileux pour combattre des décisions gouvernementales peut être moins problématiques pour la démocratie que celles que nous subissons ces derniers temps.
L’attentisme actuel de nos concitoyens interpelle et questionne sur les phénomènes psychosociologiques qui les conduisent à autant de passivité.
L’histoire et la géopolitique regorgent d’exemples où les populations ont accepté, et acceptent encore, sans broncher, les extrémités auxquelles se livr(ai)ent leurs gouvernements. Là aussi, comment une telle soumission est-elle possible ?
Un début de réponse serait l'indifférence des individus, décrite dans un article précédent.
" La plupart des événements de l'Histoire, même parmi ceux qui furent les plus décisifs pour une nation et un peuple, n'affectent guère la vie privée, individuelle et familiale, des hommes, au-delà du petit cercle des politiques qui sont concernés"
Un autre élément de réponse peut être la déresponsabilistation du citoyen décrite dans le document de Philippe Augier "Le citoyen souverain éducation pour la démocratie" Unesco 1994 Paris :
" Il est clair que la démocratie ne doit être ni une simple technique politique, ni une société productrice de jouissances, ni celle où les citoyens se contentent de choisir ceux qui décideront en leur nom. On ne peut pas résoudre le problème de la coexistence harmonieuse et équilibrée entre tous par le simple processus de l'élection. L'électeur est considéré comme souverain, mais souverain de quoi?
En lui donnant la possibilité d'élire un maire, un député, un chef d'Etat, on ne lui demande pas ce qu'il veut, mais qui il veut. On lui permet de se débarrasser sur quelques-uns de ses devoirs et de ses responsabilités envers le groupe. En mettant un bulletin dans l'urne, il acquiert une forme de bonne conscience : il a le sentiment d'avoir fait son devoir de citoyen, et d'être conséquemment gouverné comme il le souhaite.
Il n'y a donc plus aucune nécessité pour lui d'infléchir la vie collective par des actions supplémentaires. Il peut s'endormir. d'ailleurs, dans beaucoup de cas il désire être gouverné et non gouverner. L'éducation à la démocratie passe aussi par la compréhension de cette nuance fondamentale. "
Un autre raison à ce phénomène d'acceptation concerne les formes de contraintes sociales qui ont fait l’objet d’une importante réflexion philosophique et sociologique.
L’acceptation s’appuie largement sur des rapports de force et de contraintes que subissent les individus. C’est le cas de tous les régimes totalitaires.
- - L’exemple Birman est l’illustration de ces rapports de domination politique fondés sur le triptyque pouvoir / autorité / coercition
- - Les fausses démocraties africaines - permettant l’avènement de dictateurs qui s’emparent des richesses du pays et condamnent les populations à la misère la plus cruelle - illustrent le phénomène de la contrainte économique (propriété / capital)
- - Les contraintes culturelles et notamment religieuses conduisent, elles aussi, à la soumission des peuples. Ce sont ces contraintes qu’utilisent les Talibans en Afghanistan ou les Mollahs en Iran.
L’acceptation s’appuie également sur des rapports de soumission qui ne passent plus nécessairement par une contrainte extérieure évidente, mais par une logique de " socialisation à l’auto-sujétion ".
" Il se passe bien quelque chose de particulier du côté de la subjectivité individuelle, notamment de notre rapport à une autorité qui s’affiche de moins en moins comme telle, mais dont nous devançons les désirs inexprimés. "
Les expériences de Milgram - qui décrypte le principe de l’obéissance, se justifiant par l’acceptation de la puissance légitime du savoir scientifique- sont à ce sujet très inquiétantes car elles démontrent avec quelle facilité l’individu accepte de réaliser des actes qui devraient heurter sa conscience.
" D’une manière générale, l’affaiblissement du lien social, par l’émancipation individuelle et par le productivisme, se marque par l’idée d’un déclin de l’institution coercitive -comme espace d’imposition du réel. Nous serions davantage acteurs de notre propre soumission, au point de participer pleinement et volontaire à l’élaboration de nouvelles pratiques sociales qui aboutissent à un enfermement de notre autonomie dans un espace de plus en plus contrôlé. " (Voir suite du dossier Accepter - Les nouvelles formes de soumissions volontaires)
La soumission trouverait également son origine dans le principe d'autorité profondément inscrit dans notre subconscient.
" Du fait de l'intériorisation sociale millénaire du principe d'autorité, le danger existe qu'il renaisse de ses cendres "
" L'exemple le plus tragique de cette intériorisation est certainement constitué des dérives totalitaires de type fasciste qu'ont connu vers la même époque divers pays d'Europe occidentale, ainsi que la Russie. Elles trouvent leur source dans la psychologie des masses humaines subissant depuis de millénaires l'oppression du système autoritaire patriarcal, qui poussent les hommes dans certaines périodes de crise à préférer l'oppression et l'esclavage à un climat (même chimérique) de désordre et d'insécurité.
L'émergence du fascisme s'explique notamment par divers facteurs socio-économiques (le spectre de la révolution russe de 1917 dans le cas de Mussolini, la crise mondiale du capitalisme de 1929 pour Hitler, etc) mais tout ceci n'explique pas l'apparition du fascisme et encore moins sa possibilité même.
Par contre, on peut affirmer que si le fascisme a pu naître, croître, et vaincre (et simplement exister), c'est parce qu'il exprime la structure autoritaire irrationnelle de l'homme nivelé dans la foule. Un fait psychologique remarquable est que le fascisme n'est pas, comme on a tendance à le croire, un mouvement purement réactionnaire, mais il se présente comme un amalgame d'émotions révolutionnaires et de concepts sociaux réactionnaires, ce qui explique son succès au sein des masses, y compris la classe ouvrière.
Tout pouvoir, même installé par la force et maintenu par la contrainte, ne peut dominer une société durablement sans la collaboration, active ou résignée, d'une partie notable de la population. C'est dans l'esprit de l'opprimé que tout pouvoir trouve d'abord sa force, plus que dans celle des armes. Rien ne paraît plus surprenant [...] que de voir la facilité avec laquelle le grand nombre est gouverné par le petit, et l'humble soumission avec laquelle les hommes sacrifient leurs sentiments et leurs penchants à ceux de leurs chefs.
Au dix-huitième siècle, David Hume nous posait déjà la question de savoir quelle était la cause de cette situation paradoxale, et répondait : " Ce n'est pas la force ; les sujets sont toujours les plus forts. Ce ne peut donc être que l'opinion. C'est sur l'opinion que tout gouvernement est fondé, le plus despotique et le plus militaire aussi bien que le plus populaire et le plus libre" Voir article
Il faut ajouter à tous ces phénomènes explicatifs, des aspects plus individuels relatifs à la personnalité de certains individus.
Dans son " Études sur la personnalité autoritaire " , Theodore W. Adorno, Membre de l’Ecole de Francfort qui se penche notamment sur les phénomènes de culture des masses, dresse les portraits psychologiques des individus séduits par le totalitarisme.
" Parmi les personnalités dont la vision du monde est " de nature à indiquer qu'ils auraient été prêts à accepter le fascisme au cas où il serait devenu un mouvement social puissant ou respectable ", on trouve un certain nombre d'individus présentant, on s'en douterait, des syndromes autoritaires, mais aussi trop " conventionnels ", ou, à l'inverse, excentriques.
Le plus " dangereux ", selon l'étude, est le " manipulateur ". Ce dernier, antikantien par excellence, " traite toute chose et tout le monde comme un objet à utiliser ". Adorno souligne que " ce modèle se trouve chez de nombreux hommes d'affaires ". Généralisation un peu étrange...
On comprend que ce texte n'ait pas toujours été accueilli avec faveur. D'autant que l'auteur va beaucoup plus loin. Il analyse certains " constituants formels " qui lui semblent typiques de ces personnalités autoritaires. Citons, à titre d'exemple, le refus de toute forme d'utopie, " l'indifférence envers le sort des pauvres, tout comme l'admiration pour les gens riches qui ont du succès.
Sans compter la " rage " antifiscale qui est " le point sur lequel la fureur sociale accumulée s'exprime le plus librement ". Adorno n'hésite pas à écrire : " L'homme qui frappe du poing sur la table et se plaint des impôts trop lourds est un " candidat naturel " pour les mouvements autoritaires.
Mais ce discours, qui en irritera plus d'un, s'inscrit dans le cadre d'une pensée libérale. Car ce n'est pas pour Adorno le protestataire impulsif ou le libertaire qui est le meilleur rempart contre les tendances autoritaires mais le " Libéral authentique " qu'il décrit, comme la jeune Daisy Miller du roman de Henry James, à travers son " courage moral " et sa compassion, mais " sans aucune compulsion et sans trace de surcompensation.
Ce texte est plus actuel qu'il n'y paraît. Il devrait par exemple inciter les démocrates d'aujourd'hui à mesurer les dangers d'une société où règne le mélange de cynisme fiscal et de compassion spectaculaire. " Le Figaro.
Dans " Sur la psychologie de masse du fascisme ", Jean-Marie Brohm reprend entre autres les travaux de Adorno et décrit l'ensemble ces phénomènes psychosociologiques qui ont permis l’acceptation du nazisme en Allemagne.
"Un "Führer" ne peut faire l'histoire que si les structures de sa personnalité coïncident avec les structures - vues sous l'angle de la psychologie de masse- de larges couches de la population [...].
"C'est la structure autoritaire, antilibérale et anxieuse des hommes qui a permis à sa propagande d'accrocher les masses. C'est la raison pour laquelle l'importance sociologique de Hitler ne réside pas dans sa personnalité, mais dans ce que les masses ont fait de lui. "
Quand les autres partis furent abolis, le national-socialisme bénéficia à son tour du loyalisme de la population. S’opposer à lui c'était aussi s'opposer à la patrie. Il semble que rien ne soit plus malaisé à l'homme de la rue que de ne pas s'identifier à quelque mouvement important.
Cet dernier article devrait renvoyer chacun de nous à sa propre responsabilité :
En effet, il démontre comment des phénomènes individuels tels que l'indifférence ou l'individualisme peuvent aboutir à des processus collectifs favorisant le soutien passif, voire le soutien actif, envers des gouvernances de type totalitaire.
Cet article devrait également renvoyer les partis politiques à leur propre finalité :
La mission des structures politiques doit-elle se limiter à proposer des alternatives sociétales en s'appuyant uniquement sur les processus électoraux et les instances parlementaires ou doit-elle intégrer un aspect plus large qui serait d'alerter l'opinion sur ses propres déviances inconscientes et d'organiser des actions de contre-pouvoir sous d'autres formes ?
Qui va profiter du bouclier fiscal ?
IN SARKOFRANCE
L’excellent Observatoire des inégalités publie les estimations de l’Assemblée Nationale Le nombre de contribuables bénéficiaires du bouclier fiscal à 50% est estimé à 234 000 foyers, pour un coût de 810 millions euros. Sur ce nombre, 205 000 foyers, détenteurs de moins de 750 000 euros de patrimoine net (seuil de l’ISF), se verront rembourser l’Etat 649 euros en moyenne. Et 1000 autres foyers, détenteurs d’un patrimoine net supérieur à 15,5M€, toucheront 252 000 euros chacun en moyenne. Si l’on analyse la simulation en fonction des tranches de revenus, et non de patrimoine, le constat inégalitaire est similaire : 18 000 contribuables, de revenus annuels supérieurs à 41 000 €, vont toucher 31 000 euros de baisse d’impôt (70% du coût du bouclier fiscal). Et 197 000 contribuables « modestes » (moins de 3 200 euros par an) vont toucher 713 euros en moyenne. Dernier chiffre : le bouclier fiscal « rend » 810 millions € d’impôts à 234 000 foyers. Les franchises médicales taxent pour 850 millions d’euros la quasi-totalité des Français. Justice ?
Publié par Juan
01.10.07
La Dette part en live sur votre blog
IN NOUVELLES VAGUES
Dernière Minute : "JE ME RETIRE DU PARTI"
IN GENERATION DEMOCRATE
Sur Agoravox, j'ai lu aujourd'hui un article rédigé par un militant UMP : il déclare se retirer de son parti car il se plaint du verrouillage de l'UMP réalisé par Nicolas Sarkozy.
Effectivement, verrouillage institutionnel de l'UMP, omnipotence de l'Elysée et de ses conseillers dans le pouvoir gouvernemental, tout concourt vers une omniprésence de la personne de Nicolas Sarkozy.
Le Parti Socialiste a même demandé cette semaine au CSA d'inclure le temps de parole de l'Elysée dans la couverture médiatique de l'UMP, afin de mettre en lumière la politique partisane de l'Elysée.
L'omniprésence politique du Président Sarkozy en vient même à décourager certains militants politiques eux-mêmes, qui ne croient plus en les idéaux de libéralisme portés par la droite républicaine.
Comme quoi le culte de la personnalité à ses limites.
Thibault
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Mesdames, Messieurs les dirigeants de l’UMP
Le dimanche 23 septembre 2007, les militants de l’UMP ont décidé de voter oui à plus de 95 % au changement des statuts du parti. L’UMP a alors une direction collégiale.
Ayant voté moi-même contre la modification des statuts, vous comprendrez pourquoi j’ai décidé de partir de ce parti en vous rendant ma carte.
Lorsque j’ai adhéré pour la première fois en 2002, je l’ai fait par passion pour la politique, non pour soutenir un homme coûte que coûte.
Lorsque j’ai vu à la Baule en 2005 des militants dire qu’ils soutenaient Nicolas Sarkozy sans pour autant qu’ils se demandent pourquoi ils le font et sans dire dès lors leurs propres idées, il est vrai que j’ai commencé à me poser des questions, à savoir pourquoi ils faisaient déjà cela alors qu’il restait deux ans avant les élections présidentielles.
Mais comme tous les militants, je me suis tu. Je me suis tu parce que tout le monde disait que Nicolas Sarkozy était libéral (ce qui était vrai à l’époque d’ailleurs) et que le libéralisme correspond aux valeurs auxquelles je crois.
C’est alors que Nicolas Sarkozy s’est mis lors de ses discours à faire des propositions de plus en plus étatistes, de plus en plus dirigistes comme par exemple le fait de parler de patrons voyous ou encore le fait de vouloir intervenir dans l’économie en sauvant des entreprises à coups de subventions.
Lorsque j’ai voté pour Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles, je l’ai donc fait tout en sachant que celui-ci était "LE MOINS PIRE DES CANDIDATS" ; je l’ai fait tout en sachant que les individus ne seraient pas si libres que ça à la fin du mandant quinquénal pour lequel les citoyens l’ont élu.
C’est alors que lorsque notre actuel président de la république Nicolas Sarkozy a gagné les élections présidentielles, celui-ci, avant le début de son mandat a alors décrété que les statuts de l’UMP devaient changer, tout en démissionnant de son poste de président du parti.
J’ai entendu des choses de la part des cadres de l’UMP qui m’ont réellement fait bondir. Le fait que s’il y avait une direction collégiale, c’était en raison du fait que Nicolas Sarkozy resterait le "chef spirituel" du parti.
En fin de compte, la volonté de Nicolas Sarkozy était claire. Il s’agissait de vérouiller le parti afin d’empêcher de nouveaux talents politiques d’emmerger sur la scène publique afin d’empêcher des libéraux comme Rachid Kaci de prendre la direction du parti.
C’est pour ces raisons que j’ai voté non à la réforme des statuts. Et c’est surtout parce que je n’ai pas envie d’être un mouton au service du président de la République que j’ai décidé de rendre ma carte d’adhérant et ainsi de quitter l’UMP afin de me diriger vers un VRAI parti libéral.
Cordialement,
Denis Erpelding