24.10.07
Vitrolles : Quand l’UMP recycle le passé …
IN JEAN-CLAUDE MATHON VITROLLES
Mercredi 24 octobre 2007 :
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Depuis quelques temps, les observateurs politiques de la vie vitrollaise pouvaient se poser la question de savoir si l’UMP locale est réellement l’UMP ou un simple ersatz de l’extrême droite vitrollaise.
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Depuis quelques jours, il semble bien que le Front National et Eric Grandviergne en particuliers ait trouvé la réponse à cette question. En effet, le candidat FN aux municipales, à peine sa candidature déclarée, lance un appel du pied voyant à Christian Borrelli, le candidat UMP, lui proposant ni plus ni moins qu’une alliance, et ce dès avant le résultat du premier tour : « Avec quatre membres du FN, nous sommes prêts à le (NDLA : Christian Borrelli) rejoindre et à le soutenir s’il nous accepte en places éligibles sur sa liste Vitrolles Unie ».
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Mais avait-il réellement besoin d‘appel du pied. On peu aussi se poser cette question en observant le piquant de la situation de la droite locale qui, bien loin des aspirations et des valeurs de l’UMP nationale, se complait dans une stratégie politicienne digne d’un mauvais roman de gare.
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Le piquant de la situation, c’est quand on découvre l’équipe qui entoure le candidat UMP aux municipales. On peut aussi se demander si nous ne nous trouvons pas dans une optique de retour au pouvoir de l’équipe ayant dirigée la mairie sous les Mégret. On ne compte plus les membres de cette équipe se trouvant désormais au 33 Place de Provence. C’est probablement ce qu’à l’UMP on nomme le renouvellement des cadres !
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Autre questionnement : Quand le candidat Front National fait sa demande d’alliance à l’UMP dans un hôtel dirigé par un haut cadre local de « Vitrolles-Unie », par ailleurs ancien conseiller municipal sous les Megrets et désormais proche de Christian Borrelli, est-ce bien innocent ?
Comment peut-on annoncer fièrement que l’on « prépare l’alternance politique », que l’on va « rassembler tous les courants de la droite républicaine », « Être attentif aux intérêts de Vitrolles » Proposer « un projet jeune et ambitieux » quand on s’entoure de membres d’une ancienne municipalité qui n’ont pas été capables de le faire quand ils étaient au pouvoir et encore moins quand ils étaient dans l’opposition.
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« Alternance politique » avec des conseillers municipaux depuis dix ans à la mairie …
« Etre attentif .. » Ne l’auraient-ils pas été durant ces dix ans ?
« Projet jeune » … Avec ces vieux « requins » de la politique …
Drôle de conception de l’alternance, de l’écoute et de la jeunesse !
Alors, si les anciens colistiers des Mégret sont si formidables que cela pour être recyclés par l’UMP locale, pourquoi ces anciens colistiers ne font pas plutôt une alliance de « Vitrolles Unie » vers « Vitrolles en tête » plutôt que l’inverse, ce serait plus clair pour des électeurs qui se demande à la fois à quel jeu joue la droite locale et où se trouve l’opposition lors des conseils municipaux.
Nicolas Sarkozy a donné espoir aux français d’une autre politique, une politique d’ouverture allant vers l’avant, vers l’avenir …
Visiblement, « Vitrolles Unie » a compris le message en transformant l’ouverture en fermeture et l’avenir en passé !
02.10.07
Qui va profiter du bouclier fiscal ?
IN SARKOFRANCE
L’excellent Observatoire des inégalités publie les estimations de l’Assemblée Nationale Le nombre de contribuables bénéficiaires du bouclier fiscal à 50% est estimé à 234 000 foyers, pour un coût de 810 millions euros. Sur ce nombre, 205 000 foyers, détenteurs de moins de 750 000 euros de patrimoine net (seuil de l’ISF), se verront rembourser l’Etat 649 euros en moyenne. Et 1000 autres foyers, détenteurs d’un patrimoine net supérieur à 15,5M€, toucheront 252 000 euros chacun en moyenne. Si l’on analyse la simulation en fonction des tranches de revenus, et non de patrimoine, le constat inégalitaire est similaire : 18 000 contribuables, de revenus annuels supérieurs à 41 000 €, vont toucher 31 000 euros de baisse d’impôt (70% du coût du bouclier fiscal). Et 197 000 contribuables « modestes » (moins de 3 200 euros par an) vont toucher 713 euros en moyenne. Dernier chiffre : le bouclier fiscal « rend » 810 millions € d’impôts à 234 000 foyers. Les franchises médicales taxent pour 850 millions d’euros la quasi-totalité des Français. Justice ?
Publié par Juan
01.10.07
Dernière Minute : "JE ME RETIRE DU PARTI"
IN GENERATION DEMOCRATE
Sur Agoravox, j'ai lu aujourd'hui un article rédigé par un militant UMP : il déclare se retirer de son parti car il se plaint du verrouillage de l'UMP réalisé par Nicolas Sarkozy.
Effectivement, verrouillage institutionnel de l'UMP, omnipotence de l'Elysée et de ses conseillers dans le pouvoir gouvernemental, tout concourt vers une omniprésence de la personne de Nicolas Sarkozy.
Le Parti Socialiste a même demandé cette semaine au CSA d'inclure le temps de parole de l'Elysée dans la couverture médiatique de l'UMP, afin de mettre en lumière la politique partisane de l'Elysée.
L'omniprésence politique du Président Sarkozy en vient même à décourager certains militants politiques eux-mêmes, qui ne croient plus en les idéaux de libéralisme portés par la droite républicaine.
Comme quoi le culte de la personnalité à ses limites.
Thibault
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Mesdames, Messieurs les dirigeants de l’UMP
Le dimanche 23 septembre 2007, les militants de l’UMP ont décidé de voter oui à plus de 95 % au changement des statuts du parti. L’UMP a alors une direction collégiale.
Ayant voté moi-même contre la modification des statuts, vous comprendrez pourquoi j’ai décidé de partir de ce parti en vous rendant ma carte.
Lorsque j’ai adhéré pour la première fois en 2002, je l’ai fait par passion pour la politique, non pour soutenir un homme coûte que coûte.
Lorsque j’ai vu à la Baule en 2005 des militants dire qu’ils soutenaient Nicolas Sarkozy sans pour autant qu’ils se demandent pourquoi ils le font et sans dire dès lors leurs propres idées, il est vrai que j’ai commencé à me poser des questions, à savoir pourquoi ils faisaient déjà cela alors qu’il restait deux ans avant les élections présidentielles.
Mais comme tous les militants, je me suis tu. Je me suis tu parce que tout le monde disait que Nicolas Sarkozy était libéral (ce qui était vrai à l’époque d’ailleurs) et que le libéralisme correspond aux valeurs auxquelles je crois.
C’est alors que Nicolas Sarkozy s’est mis lors de ses discours à faire des propositions de plus en plus étatistes, de plus en plus dirigistes comme par exemple le fait de parler de patrons voyous ou encore le fait de vouloir intervenir dans l’économie en sauvant des entreprises à coups de subventions.
Lorsque j’ai voté pour Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles, je l’ai donc fait tout en sachant que celui-ci était "LE MOINS PIRE DES CANDIDATS" ; je l’ai fait tout en sachant que les individus ne seraient pas si libres que ça à la fin du mandant quinquénal pour lequel les citoyens l’ont élu.
C’est alors que lorsque notre actuel président de la république Nicolas Sarkozy a gagné les élections présidentielles, celui-ci, avant le début de son mandat a alors décrété que les statuts de l’UMP devaient changer, tout en démissionnant de son poste de président du parti.
J’ai entendu des choses de la part des cadres de l’UMP qui m’ont réellement fait bondir. Le fait que s’il y avait une direction collégiale, c’était en raison du fait que Nicolas Sarkozy resterait le "chef spirituel" du parti.
En fin de compte, la volonté de Nicolas Sarkozy était claire. Il s’agissait de vérouiller le parti afin d’empêcher de nouveaux talents politiques d’emmerger sur la scène publique afin d’empêcher des libéraux comme Rachid Kaci de prendre la direction du parti.
C’est pour ces raisons que j’ai voté non à la réforme des statuts. Et c’est surtout parce que je n’ai pas envie d’être un mouton au service du président de la République que j’ai décidé de rendre ma carte d’adhérant et ainsi de quitter l’UMP afin de me diriger vers un VRAI parti libéral.
Cordialement,
Denis Erpelding
28.09.07
L'essentiel est dans (Lactel) Françoise de Panafieu
IN MA VIE EN NARCISSE
Voici donc l'affiche de campagne de Françoise de Panafieu, candidate UMP pour les municipales de Paris en 2008. Je déteste cette affiche.
Déjà le "je veux" montre que Madame de Panafieu ne joue pas très collectif, à croire qu'elle sera seule à se présenter sur sa liste.
Le "pour vous" me fait sourire : j'imagine le contraire. Au cas où l'on n'est pas compris que Madame de Panafieu ne souhaite être maire pour ne pas être au service des citoyens. Mauvaise communication, du déjà vu et entendu. De la langue de bois par écrit. Catastrophique.
Et puis sérieusement : "le maire de l'essentiel", ça veut dire quoi ? Qu'elle n'en fera pas plus ? Qu'elle fera le strict minimum ? Pour moi le mot "essentiel" est diminutif, absolument pas ambitieux. Triste pour faire une campagne que de ne pas présenter de belles ambitions pour les parisiennes et les parisiens.
Concernant la photo, pas trop mal. Etonnant le choix du noir et blanc, à croire que Françoise de Panafieu veut copier l'affiche du premier tour de Ségolène Royal. Avec le même résultat ? Cependant, il faudrait éviter les boucles d'oreille avec des perles, elles font très rombière tu 16ème arrondissement.
29.08.07
Après avoir invoqué Jaurès?
In DEJA DEMAIN , LE BLOG DE SOPHIE MICOLLET
Le président de la République Nicolas Sarkozy a déclaré lundi qu'un "Iran doté de l'arme nucléaire" était "inacceptable", et que la crise autour du programme nucléaire de Téhéran était "sans doute la plus grave qui pèse aujourd'hui sur l'ordre international".
"Un Iran doté de l'arme nucléaire est pour moi inacceptable, et je pèse mes mots", a déclaré M. Sarkozy devant la conférence des ambassadeurs. Cette crise autour du programme nucléaire iranien est "sans doute la plus grave qui pèse aujourd'hui sur l'ordre international", a-t-il ajouté.
"La France n'épargnera aucun effort pour convaincre l'Iran qu'il aurait beaucoup à gagner en s'engageant dans une négociation sérieuse avec les Européens, les Chinois et les Russes, et bien sûr les Américains", a-t-il ajouté.
La France a une "entière détermination dans la démarche actuelle, alliant sanctions croissantes mais aussi ouverture si l'Iran fait le choix de respecter ses obligations", a déclaré M. Sarkozy.
"Cette démarche est la seule qui puisse nous permettre d'échapper à une alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran", a-t-il dit.
Extrait de Le Monde-26 août 2007
Et si tout devenait possible? Et si, dans un délire ultime, notre président souhaitait imprimer sa marque jusque dans les cimetières iraniens?
Je suis d'une génération de paix, d'une génération pour qui la guerre et la mort ne sont qu'images. Images figées sur papier glacé, images de corps calcinées bien au delà des frontières de nos imaginations. La guerre n'est en effet pour nous qu'un mot d'histoire, un mot que nous utilisons pour décrire une période, un régime, un état lointain, hors de portée et de pensée. Ce terme, au même titre que "famine", "disette", "grenade", "bombardement"... nous nous en repaissons à chaque repas, matin, midi, au soir, en visionnant le sacro-saint JT. Et pourtant...
Mais qu'entendons-nous alors? Que comprenons-nous de ces images et du visage attristé de Claire Chazal ou de notre PPDA national? Assurément, nous comprenons que l'empathie est de rigueur. Nous saisissons également que l'affaire est grave, dramatique. La théâtralisation joue son rôle, l'émotion empare les foyers : il y a des morts.
Puis le sujet change, la mine du journaliste s’égaye pour évoquer premier le chassé-croisé des vacances. Ainsi va l’information… Sur nos écrans, les morts ne sont plus morts. Ils sont simplement un reportage. Pourquoi porterions-nous sur nos frêles et jeunes épaules la misère du monde?
Mais ce n'est pas la misère du monde que nous portons sur nos épaules, ni même son désespoir. Ce n'est ni plus ni moins que son équilibre, son existence, son espérance.
Nous, Français qui n'avons pas connu la guerre (Dont M. Sarkozy, né en 1955), que savons nous de l'horreur des charniers, de la carne calcinée dont l'odeur se répand et s'immisce au cœur des maisons, au cœur des hommes? Pouvons-nous seulement nous figurer notre famille décimée, notre corps mutilé, nos organes irradiés, nos vies et nos visages défigurés?
Non... Nous ne le pouvons pas et nous ne le pourrons, je l'espère, jamais. Mais pour cela, nous devrons nous aussi nous battre : la paix est un acquis. Elle n'a rien d'inné. Combien de morts en son nom? Peut-on balayer leur sacrifice, bafouer leur mémoire en balançant vulgairement "Cette démarche est la seule qui puisse nous permettre d'échapper à une alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran". Ces mots ne sont pas que des mots : ils sont des morts.
Alors NON ! Tout ne sera pas possible. Car la paix - comme la guerre - nous engage tous. C'est donc à nous tous de nous opposer à son déni.
"Il est plus facile de faire la guerre que la paix". Georges Clemenceau Extrait du Discours de Verdun - 14 Juillet 1919
« La guerre, c'est la paix, la liberté c'est l'esclavage, l'ignorance c'est la force. » George Orwell . 1984
« La paix n'est qu'une forme, un aspect de la guerre : la guerre n'est qu'une forme, un aspect de la paix : et ce qui lutte aujourd'hui est le commencement de la réconciliation de demain. » Jean Jaurès
17.08.07
Le Conseil constitutionnel dépaquette le projet fiscal de Nicolas Sarkozy
By laurent
Le Conseil constitutionnel vient de désavouer une partie des mesures fiscales promises par Nicolas Sarkozy. Dans un meeting post électoral Nicolas Sarkozy avait affirmé que les mesures de déductions fiscales des intérêts d’emprunt pour l’achat d’une résidence principale seraient applicables a priorio, pour les prêts déjà souscrits et à posteriori de l’entrée en vigueur de la loi, pour les prêts futurs. Le Conseil constitutionnel a censuré la déduction des prêts déjà souscrits.
Le Conseil constitutionnel a affirmé que ;
“L’article 5 de la loi institue un crédit d’impôt sur le revenu à raison des intérêts payés au titre des cinq premières annuités de remboursement des prêts contractés pour l’acquisition ou la construction de l’habitation principale du contribuable.
Le Conseil constitutionnel a jugé que cet avantage, qui est précisément encadré, répond pour les prêts futurs à un objectif d’intérêt général qui est de favoriser l’accession à la propriété.
Il n’en va pas de même pour les prêts déjà accordés car, par définition, pour ceux-ci, le contribuable est déjà propriétaire de son habitation principale. Il s’agit alors d’un soutien au pouvoir d’achat au bénéfice des seuls contribuables propriétaires de leur habitation principale. Son coût (7,7 milliards d’euros) fait supporter à l’Etat des charges manifestement hors de proportion avec l’effet incitatif attendu. Pour les prêts déjà accordés, le Conseil constitutionnel a censuré cette disposition pour rupture de l’égalité entre contribuables.”
Le Conseil constitutionnel motive donc sa décision sur la rupture d’égalité des contribuables devant l’impôt, mais aussi il donne un élément plus factuel qui est la décharge fiscale excessive de la mesure. Fillon a promis de mettre en place un autre moyen de compensation pour les prêts déjà contractés. Est-ce une mauvaise foi, une entente mutuelle ou guerre de la chiraquie (Debré-Chirac) contre la Sarkozy ? Même si la décision a un bon sens économique, elle risque de faire perdre à l’UMP encore pas mal d’électeurs des classes moyennes. Que va faire Fillon pour redresser le tir ?
30.07.07
Impressions de lecture : Sarkozy, le président soleil
In VOYAGE EN POLITIQUE, le blog de Laurent Haddad
Une de mes lectures de vacances a été une biographie de Louis XIV, écrite par Georges Bordonove.
Intéressant que ce règne d’un roi adulé pour certains, décrié pour d’autre.
Au fil de ma lecture j’ai été frappé par une chose extraordinaire.
L’auteur cite parfois le roi lui-même qui écrit dans ces Mémoires pour l’Instruction du Dauphin, des conseils pour son successeur en expliquant ce qu’il faut faire pour bien régner et pourquoi il a fait telle ou telle chose.
Eh bien si en lisant ces lignes vous ne savez pas qui les as écrites, elle pourrait très bien être attribuées au président de la république actuel.
Elles permettent de comprendre non seulement ces motivations mais également la dérive monarchique qu’il imprime à sa présidence.
Jugez plutôt :
« Quant aux personnes qui devaient seconder mon travail, je résolus sur toutes choses de ne point prendre de Premier Ministre ; et si vous m’en croyez, mon fils, et tous vos successeurs après vous, le nom en sera à jamais aboli en France, rien n’étant plus indigne que de voir d’un côté toutes les fonctions, et de l’autre le seul titre de roi »
Voila pour la disparition implicite du premier ministre et l’accaparement de tous les prérogatives du pouvoir.
Encore plus troublant :
« Je résolus même quelque chose de plus : afin de réunir en moi seul toute l’autorité du maître, encore qu’il y ait en toutes sortes d’affaires un certain détail où nos occupations et notre dignité même ne nous permettent pas de descendre ordinairement, je me résolus, quand j’aurais choisi mes ministres, d’y entrer quelquefois avec chacun d’eux, et quand il s’y attendrait le moins, afin qu’il comprît que j’en pourrais faire autant sur d’autres sujets, et à toute heure… »
Voila pour l’omniprésence, l’implication sur des dossiers qui d’habitude sont réglés par les ministres eux-mêmes et la volonté de montrer à ses ministres qu’il pourrait faire ce qu’ils font (et bien mieux) si il le désirait.
Je laisse Nicol euh Louis XIV poursuivre :
« Pour découvrir toute ma pensée, il n’était pas dans mon intérêt de prendre des hommes d’une qualité plus éminente. Il fallait, avant toutes choses, établir ma propre réputation, et faire connaître au public, par le rang même où je les prenais, que mon intention n’était pas de partager mon autorité avec eux. Il m’importait qu’ils ne conçussent pas eux-mêmes de plus hautes espérances que celles que je voulais leur donner, ce qui est difficile aux gens d’une grande naissance… »
Voila pour l’ouverture à la société civile, la nomination de ministres inexpérimentés ou de seconds voire de troisièmes couteaux.
Enfin je me suis toujours demandé si l’épisode « Fouquet’s – Crillon – Yacht luxueux » n’était pas une faute politique. De même, le faste et l’apparat que le président Sarkozy imprime à sa présidence méritaient une explication.
En lisant la justification que donne Louis XIV au sujet du luxe de Versailles, des célébrations grandioses et des cérémoniaux grandiloquents, nous trouvons les raisons des manifestations luxueuses de la présidence actuelle :
« Ceux-là s’abusent lourdement, qui s’imaginent que ce ne soient là que des affaires de cérémonies. Les peuples sur qui nous régnons ne pouvant pas pénétrer le fond des choses règlent d’ordinaire leurs jugements sur ce qu’ils voient au-dehors. […] Comme il est important au public de n’être gouverné que par un seul, il lui est important aussi que celui qui fait cette fonction soit élevé de telle sorte au-dessus des autres qu’il n’y ait personne qu’il puisse ni confondre, ni comparer avec lui ; et l’on ne peut, sans faire tort à tout le corps de l’état, ôter à son chef les moindres marques de supériorité qui le distinguent des autres membres. »
Etonnant non ?

